Retour au bureau : et si on se penchait sur la qualité de l’air au travail ?

Contrairement aux nuisances sonores ou visuelles, la mauvaise qualité de l’air n’est pas toujours facile à percevoir hormis dans les métropoles si polluées que cela saute aux yeux ; sa prise en compte a longtemps été délaissée, voire ignorée et même dissimulée. Bien que ce sujet soit apparu en 2005 sur la cible 13 du label HQE, il n’était au départ traité qu’en terme de débit d’air mais pas de qualité/pollution d’air. Le retour progressif des salariés au bureau, dans le contexte de pandémie actuelle, met sur le devant de la scène ce facteur étroitement lié au bien-être et à la santé au travail.

Sachant que nous passons entre 80% et 90% de notre temps en intérieur, et notamment au bureau, il est plus que jamais important d’être exigeant en regard de la qualité de l’air dans l’environnement de travail.
Particules fines, virus, pollen, et autres pollutions liées à la mauvaise qualité de l’air génèrent de l’inconfort, de la fatigue voire des troubles respiratoires ou des maladies pour de nombreuses personnes.

En plus du risque du risque de maladie, tristement d’actualité en cette période de pandémie COVID, une mauvaise qualité de l’air génère également une baisse quantifiable de la productivité, ainsi qu’une augmentation de l’absentéisme et du turn-over.

Qu’est-ce que la qualité de l’air ?

Mesurer la qualité de l'air consiste à mesurer la concentration des polluants présents dans l'air.

De quoi dépend la qualité de l’air ?

La qualité de l’air dépend essentiellement du renouvellement d’air. En effet, l’air vicié (chargé de polluant, CO2, CO, NOx, virus, pollen...) est extrait par aspiration via des bouches spécifiques et remplacé par un nouvel air soufflé par d’autres bouches situées à un autre endroit.
Ce nouvel air doit être de l’air neuf filtré (non recyclé ou partiellement recyclé).
C’est donc un mouvement continu et doux qui permet ce renouvellement d’air. On appelle cela le renouvellement d’air sanitaire.

Mais alors, comment ça se passe pour le chauffage et le refroidissement, ils créent un mouvement d’air supplémentaire ?

C’est exact, les systèmes de de chauffage/refroidissement créent un autre mouvement d’air qui interfère négativement avec celui du renouvellement d’air sanitaire. Il y a donc deux mouvements d’air en concurrence :

  • Celui mécanique créé par le balayage de l’air neuf pour le renouvellement d’air sanitaire
  • Celui créé par le système de chauffage/refroidissement

Explications sur le mouvement d’air créé par le chauffage/refroidissement :

  • les ventilo-convecteurs ou tout autre terminal utilisant des bouches de soufflage d’air chaud ou froid créent un mouvement qui brasse hélas l’air ambiant sur lui-même. Cela introduit des tourbillons qui entravent le bon écoulement du renouvellement d’air sanitaire et empêche certaines particules de se déposer au sol. (Poussière, virus etc…) en attendant les équipes de ménage. Sans parler des nuisances sonores et de l’inconfort lorsqu’on est dessous ou à proximité et que l’on reçoit une « douche d’air » froid ou chaud.
  • Il en va de même avec les corps de chauffe électrique ou ceux de chauffage central. Il suffit d’observer les traces noires de poussières au-dessus des radiateurs pour comprendre ce que subissent nos poumons !

Ces corps, qui sont à 200° pour le chauffage électrique, à 60° ou 80° pour le chauffage central, réchauffent l’air brutalement, lequel monte immédiatement vers le plafond, générant un mouvement de convection incessant, entrainant la poussière, les virus et les particules fines qui volent et se collent aux parois et aux plafonds comme elles se collent dans les voies respiratoires des occupants.

L’agitation désordonnée de l’air est une calamité qui perturbe le renouvellement de l’air sanitaire qui ne peut se faire que de manière partielle.

Quelle solution ?

Une des solutions est le chauffage et rafraichissement par radiance, c’est une solution saine, écologique et vertueuse

C’est par radiance que nous recevons la chaleur du soleil. Il n’y a pas de déplacement d’air, la température est enveloppante et homogène.

C’est de cette façon que chauffe ou refroidit une dalle active. On appelle aussi cela un plancher chauffant/rafraichissant basse température.

Dalles Actives

Cette technologie n’est pas nouvelle, elle est très courante dans les pays nordiques ; elle était déjà utilisée dans les thermes romains !

D’un point de vue technique, il s’agit de tuyaux remplis d’eau qui serpentent dans la dalle. La masse du plancher se comporte comme un réservoir qui stocke chaleur ou fraîcheur. On dit que « l’inertie thermique » du bâtiment est exploitée pour stoker l’énergie ; la dalle devient ainsi active, de même, elle est active lorsqu’elle relâche doucement le chaud ou le froid ! L’installation des tuyaux s’effectue lors de la réalisation du gros œuvre.

Les avantages des dalles actives sont les suivants :

  • Elles ne provoquent pas de déplacement de poussière ni aucun mouvement de d’air sur lui-même pour chauffer ou refroidir. Ainsi, le mouvement de l’air que nécessite le renouvellement de l’air sanitaire peut se faire aisément sans aucune perturbation transversale désordonnée. L’injection d’air neuf et son corollaire, l’extraction de l’air vicié, deviennent alors efficaces et bien plus sûrs. C’est l’énorme avantage des dalles actives en particulier en présence de virus. Il n’y a pas de lutte entre deux mouvements d’air qui se contrarient et se perturbent, mais un seul mouvement de balayage uniforme et doux pour le renouvellement de l’air sanitaire. On peut dire que la dalle active est en quelque sorte « virus compliant ». Le virus, n’étant pas brassé sur lui-même, est évacué bien plus efficacement. Les espaces permettent de vivre et travailler dans un environnement intérieur sain et confortable. Les personnes asthmatiques, allergiques, à fragilité pulmonaire ou sujettes aux rhino-pharyngites sont les premières à y trouver un bénéfice substantiel.
  • Elles sont à basse température.
  • Les sensations de chauffage et de rafraichissement sont enveloppantes et homogènes.
  • Elles sont complètement silencieuses.
  • Elles garantissent des gains de place au mur ou en hauteur sous plafond (pas de corps de chauffe ou de froid)
  • Coût plus faible en énergie (car pas de stratification de l’air chaud qui monte au plafond : on chauffe ou on refroidit uniquement là où c’est nécessaire c’est-à-dire près du sol où l’on est assis ou debout)
  • Possibilité d’être couplées à tout type de source d’énergie : énergies renouvelables, électricité, propane, gaz, fioul…
  • Les dalles actives répondent aux exigences des labels et certifications de bâtiment les plus élevés comme HQE, LEED, BREEAM et DGNB.
  • Les coûts de maintenance et d’utilisation sont également réduits. Pas de maintenance des terminaux et mécanismes de ventilation, pas de filtres à nettoyer, pas de condensats à évacuer, pas de réseaux de chauffage ni de climatisation dans les faux plafonds, …
  • Fiabilité : Les dalles actives ont fait leurs preuves dans plus de 1000 bâtiments depuis 1997, dans différentes régions climatiques, sans compter les pays tels que l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne ou l’Angleterre où ces installations sont courantes.

Expérimenter la radiance

Dans l’immeuble de bureaux SOLARIS situé à Clamart, sur 30 000m², SERCIB a choisi la solution de dalles actives car elle est bien plus saine, efficace et agréable qu’une climatisation classique et complètement silencieuse. Un show-room de près de 400 m2 permet de vivre l’expérience de la radiance, particulièrement agréable en été et en hiver.

Solaris